samedi 12 juillet 2008

Tout de même...


...c'est fou ce qu'on peut faire avec un vélo sans frein et sans roue libre. Gaffe aux ratiches ceci dit.

Macaframa Productions

jeudi 10 juillet 2008

Méfions-nous des évidences

Avez-vous vu, dernièrement, les bicyclettes se multiplier ?

Il n’est pas question ici de s’en offusquer, tant nous avons pu appeler cette évolution de nos vœux. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit. Comme nous vous l’avions indiqué, en France, pour la première fois de l’histoire post-industrielle, les ventes d’automobiles ont récemment manifesté le début d’un déclin, au même titre que le nombre de kms parcourus. Evènement totalement inédit, ce mouvement gagne également les Etats-Unis, autrement compromis dans une civilisation et un urbanisme « tout auto ».

Il semblerait qu’avec un pétrole flirtant avec les 150 $ le baril, le crash civilisationnel ne soit plus éloigné.

Mais alors plus du tout.

Et ensuite ?

Certes, nous ne nous retrouvons pas dans le modèle de société actuel, aujourd’hui voué à une remise en question brutale et profonde, mais devons-nous pour autant nous abstenir de réfléchir à la suite ?

Les prix de l’énergie, comme de tout ce qui en dépend – les produits alimentaires figurent au premier rang de cette liste – sont appelés à grimper encore davantage. Probablement deviendront-ils rapidement insupportables pour une bonne partie de la population mondiale, celle des pays développés comprise.

La question qui se pose est donc la suivante:

Comment les individus feront-ils face à la crise systémique déjà en cours ? Restaureront-ils l’empathie comme principe directeur ou laisseront-ils consacrer une société davantage individualiste, violente et inhumaine ?

Rappelons ici que la crise des subprimes, que nos médias européens ne couvrent qu’avec une timidité de violette compte tenu de sa gravité, est directement liée au renchérissement du précieux combustible.

Rappelons que les conflits pour le contrôle des ressources énergétiques n’appartiennent plus, depuis plusieurs années, au domaine de l’anticipation et qu’ils sont appelés à se multiplier.

Rappelons enfin que le système financier dérégulé – esprit même de la mondialisation actuelle, est directement impliqué dans le déroulement de cette crise. Comme le prédisaient certaines banques en 2005, le libre jeu de la spéculation promet de porter les prix d’une ressource aussi indispensable au fonctionnement du monde que nous connaissons à des sommets encore inconnus (le baril pourrait atteindre 300 $ d’ici quelques années).

Nombre d’éléments laissent entrevoir un retour du protectionnisme, un repli des civilisations sur elles-mêmes. En un mot, un avenir où les ressorts les plus décriés du néo-libéralisme seraient battus en brèche.

Mais au profit de quoi ?

Dans une société devenue aussi individualiste que la nôtre, quelle sera la réaction spontanée de tous ces ego laissés à eux-mêmes face à un modèle consumériste impossible à maintenir ? Notre modèle de société, loin de proposer une alternative, n’a fait qu’encourager la fuite dans le matériel face à l’anxiété existentielle qui frappe toute forme de vie consciente d’elle-même et de sa finitude.

Chassez le naturel, il revient au galop

Nous pouvons prédire que le réveil, déjà amorcé, sera difficile pour la plupart d’entre nous, peut-être même pour chacun d’entre nous. En effet, la conscience des difficultés à venir ne sera qu’une maigre consolation pour les oiseaux de mauvais augure, habitués à être mis à l’index par la majorité conforme et bien-pensante, lorsque personne ne pourra plus compter sur les grandes surfaces pour s'approvisionner en nourriture.

Et si la dictature écologique qui se profile à l’horizon, focalisant la vindicte sur les comportements individuels en taisant le déterminisme social à l’œuvre, ne devait être qu’une étape supplémentaire dans la division des forces de résistance, condition du parachèvement de l’emprise du système ?

Soudainement culpabilisés et laissés à eux-mêmes, les rurbains, bientôt privés d’emploi, déchus de leurs rêves de réussite conforme et promis à des difficultés matérielles aussi inédites qu’insurmontables, ne risquent-ils pas – la psychologie humaine étant ainsi faite – d’adopter une posture défensive, par définition agressive ?

Au contraire, ceux caractérisés de longue date par une sensibilité écologique affirmée – décroissants, détracteurs du développement durable de tous poils – ne seront-ils pas tentés d’endosser les nouveaux habits d’excommunicateurs qui leurs seront probablement proposés ?

Tous victimes d’une même réalité, même si certains auront d’avantage profité des largesses du système, devrions-nous passivement accepter un avenir où nous nous entredéchirerions ? Repliés sur nous-mêmes, devrions-nous nous-mêmes donner le coup de grâce à un concept d’intérêt général, de bien commun, déjà moribond ? L’ego est-il promis à la victoire sur l’humanité ? Qui, alors, gagnerait au change ?

« Gouverner, c’est prévoir »

Les puissants actuellement aux affaires l’ont toujours su. Peu de chances qu’ils l’aient oublié.

Si notre désir est de nous réapproprier ce pouvoir et l’avenir qui va avec, nous devons également faire œuvre prospective et surtout éviter de nous laisser diriger par nos affects, de tirer des conclusions dictées par l’instant.

Aux rurbains de comprendre leurs erreurs et de réfléchir au moyen de les corriger, d’adapter dès maintenant leur mode de vie sans honte ni rancœur. Les saisies immobilières risquent de gagner nos contrées. Peut-être cette large frange de la population pourrait-elle préfèrer faire œuvre collective, se donner les moyens d’habiter pleinement son cadre de vie tout en en supprimant la dimension pendulaire plutôt que de s’arc-bouter sur un individualisme qui la voue à la déchéance si ce n’est au caniveau ?

Et si, en un opportunisme opportun, tous ces esprits conformistes et conformes, se découvrant une âme de Che, envoyaient bouler pêle-mêle boulots, trajets quotidiens et remboursements d'emprunts à taux variables ? Et s'ils réinventaient les piqueteros, les mettant à la sauce suburb occidental, attendant de pied ferme les uniformes chargés de les expulser en affirmant :
"Nous ne bougerons pas, nous ne paierons pas ! Que les banquiers et le système financier aillent au diable, nous allons nous prendre en main. Nous binerons nos pelouses et écroulerons les deux tiers des maisons. Nous réinventerons le village et l'agriculture vivrière pour nous préparer à accueillir les hordes d'urbains fuyant des villes désormais invivables (sans parler des réfugiés climatiques)" ?
On peut rêver, mais j'en connais qui n'en mèneraient pas large.


Aux activistes écologistes, dans le même temps de se raisonner. Qu’ils n’oublient pas la raison première de leur prise de conscience, de leur engagement : Fut-il en temps utile le seul clairvoyant, quel intérêt aurait l’humaniste à exécuter une sentence contre l’humanité ? Certes, les lotissements ont rogné les surfaces agricoles et naturelles, dopant au passage ventes de voitures, comportements irresponsables et états d'esprit douteux, mais au moins sont-ils déjà possédés par le peuple. Que gagneront les idéologies alternatives à voir toutes ces surfaces accaparées par ceux qui sont déjà de grands propriétaires ? Là encore, rêvons que ces espaces deviennent un océan sur lequel reconstruire le collectif.

Nous sommes tous l’imbécile de quelqu’un. Qu’aurions-nous à gagner à laisser libre cours à la haine, à la revanche ?

Surtout, que risquerions-nous de perdre dans l’opération ?

Le pardon est le privilège des forts, et l’espoir se cultive autant qu’il peut dépérir.

Bon, je veux pas dire pour autant qu'il faudrait pardonner toutes les formes d'entêtement, hein, faudrait pas pousser non plus. Mais face aux difficultés, toutes les bonnes volontés - sincères - seraient bonnes à prendre, non ?

lundi 7 juillet 2008

Bike Punks - Fanzine

"Le fanzine est un journal libre, parfois clandestin (une large majorité d'entre eux n'a pas de dépôt légal), publié sous l'égide du Do it yourself , souvent spécialisé, créé et réalisé de manière désintéressée par et pour quelques passionnés.
On se le procure dans quelques librairies, disquaires spécialisés, lycées, universités, salles de concerts indépendantes, ou par le bouche-à-oreille."
Voici un extrait tiré d'un fanzine formé de trois photocopies A4 repliées, composé d'une BD et d'un assemblage-collage de textes, poèmes et d'images. Trouvé sur le comptoir de L'Etincelle, l'auteur serait un lillois de passage à Angers. Celui-ci a eu la bonne idée de laisser trainer quelques exemplaires de ce fanzine imprégné de liberté.
Bonne route à l'auteur.



mercredi 2 juillet 2008

Angers mon village


L'engrenage frustration - consommation à crédit - prospérité factice que l'on nous vend comme du bonheur n'est pas encore parvenu à déshumaniser tous les individus. Imaginez-vous ? Certains ont dans la tête de faire perdurer des valeurs ancestrales telles que la convivialité, l'entraide et la simplicité !


Rencontrer son prochain, redécouvrir la ville autrement, développer une vie sociale de proximité grâce à la pratique du vélo urbain, bref faire de cette culture émergente une victoire contre l'indifférence à la solitude urbaine et à la déshumanisation qui l'accompagne, voilà l'occasion qui vous est donnée samedi. Rendez-vous, comme chaque mois, à 15h, Place du Ralliement.

dimanche 22 juin 2008

La citation du mois





"L'homme ne court pas à sa perte, il y va en voiture." Auteur inconnu




dimanche 15 juin 2008

Sport et vélo urbain

Aujourd'hui encore, beaucoup de gens n’imaginent même pas pouvoir utiliser un vélo pour se déplacer : ce mode de transport a totalement disparu du champ des possibles. Le vélo souffre essentiellement d’un problème d’image : la majorité de la population l’oublie ou évalue mal ses avantages. A tous les niveaux, les obstacles imaginés sont plus importants que les obstacles réels.

L'effort à fournir, par exemple.

N'avez-vous jamais entendu vos proches ou vos collègues s'exclamer : "Oui, mais toi t'es sportif, tu es jeune". "Ah ! Tu est venu à vélo. Tu es courageux !"

Et non. Les cyclistes urbains sont en grande majorité des non-sportifs. Vous et moi le savons bien, mais eux, l'ignorent (et s'ignorent).

Si le sport professionnel de haut niveau, quel qu'il soit, est depuis longtemps rongé par le système et accuse de nombreuses tares (corruption, dopage, etc), loin de moi l'envie de critiquer l'activité sportive où de nombreux individus se réalisent pleinement.

Seulement, voilà : le vélo urbain n'est pas un loisir et n'entre pas dans le cadre d'une quelconque compétition. Son usage est essentiellement pratique. Contrairement à de nombreuses activités sportives, son utilité est quotidienne sans systématiquement être plannifiée, autrement-dit, le vélo intégre pleinement votre quotidien. La durée de l'exercice est relativement réduite et ne requiers pas de conditions physiques exceptionnelles. L'usage quotidien du vélo permet simplement de se sentir en forme et n'incite donc aucunement à rechercher une activité physique.

Alors prendre sa voiture pour se rendre au terrain de foot ou à la piscine afin de réaliser ses deux heures de sport hebdomadaire, ceci dans le but, souvent inavoué, de palier à une vie trop sédentaire ? Vous n'y pensez-pas. Je suis non-sportif, je me déplace à vélo tous les jours...

jeudi 27 mars 2008

Velorium tremens

Rendez-vous samedi 29 mars, 16h, rue Louison Bobet.
Prendre un crayon et ses responsabilités.

lundi 10 mars 2008

Vitesse et orientation

Avis aux pédales rouillées, le printemps est de retour, occasion toute trouvée de se décrasser un peu...
Certains ont pensé aux cyclistes en manque de sensations fortes et leur proposent une course urbaine. Ne reculant devant aucun péril, Vélo²Ville s'est procuré l'un des flyers circulant sous le manteau pour annoncer l'évènement et vous le présente aujourd'hui en exclusivité mondiale Bizarrement, en ces temps de mondialisation triomphante, les organisateurs n'échappent pas à un certain américanisme. C'est en effet à une alleycat qu'il vous est proposé de participer.


vendredi 22 février 2008

A la conquête de l'espace urbain

Enfin.

Enfin les beaux jours reviennent.

Se disent tous les cyclistes. Ils ont bien raison. Heureusement que le réchauffement climatique emporte également son lot de conséquences agréables, comme le raccourcissement de la phase hivernale.

Bref. Il est bien possible que la prochaine vélorution se déroule sous des cieux plutôt clément. Qui s'en plaindra ?

Pour une fois, une activité culturelle permettra aux curieux de prolonger la balade mensuelle. A l'étincelle sera projeté le film "Live Bicycle", qui permettra aux cycloactivistes (cherche pas dans le Robert, cette entrée n'y figurera qu'à compter de 2010...) angevins de resituer leur "engagement" dans un contexte plus global. Pour ceux qui l'ignorent encore, le mouvement critical mass est planétaire et, au regard du contexte, il ne demande qu'à s'amplifier encore. Bref, ceux que cela intéresserait pourront venir constater la vivacité du phénomène en Europe, plus spécialement en Italie, où s'est tenue, au printemps 2006, la première et autoproclamée "masse critique mondiale".

Par la même occasion, les cinéphiles rempliront la petite salle obscure du seul lieu alternatif de la ville, voué à la fermeture dans le courant de l'été, après 11 ans d'une existence sans compromis. Une belle occasion de lier esprit précurseur et nostalgie par anticipation, avenir et passé, de mesurer à quel point nos actes individuels influent sur notre réalité commune.

A samedi, donc.

PS: reste calé sur la fréquence Vélo², des news arrivent tout prochainement quant à l'actualité sportive des cyclistes urbains. Pour célébrer la fin de l'hiver, ce ne sont pas moins de deux alleycats qui devraient se tenir courant mars dans les rues de notre bonne vieille capitale de l'Anjou.

Faut ce qu'il faut.

samedi 9 février 2008

Travailler plus pour payer sa voiture

La voiture ? Plus qu'un moyen de transport, un art de vivre...

...au moins d'après les publicitaires.

Tu ne le savais pas encore ? Je te laisse en juger, même si ce morceau de choix ne date pas d'hier :


Mais, dans les faits, il semble que ce soit aussi la conclusion à laquelle arrive ce peuple fier et libre qu'est celui des Etats-Unis. Mieux vaut en effet que leur véhicule leur donne le sourire, lorsqu'ils rejoignent chaque jour leur boulot si épanouissant. Comme le rappelle Benoît Lambert, "L'Américain-type consacre plus de 1500 heures par an à sa voiture: il y est assis, en marche ou à l'arrêt, il travaille pour la payer, pour payer l'essence, les pneus, les péages, l'assurance, les contraventions et les impôts. Il consacre quatre heures par jour à sa voiture, qu'il s'en serve, s'en occupe ou travaille pour elle. Et encore, ici ne sont pas prises en compte toutes ses activités orientées par le transport : le temps passé à l'hôpital, au tribunal ou au garage, le temps passé à regarder à la télévision la publicité automobile" .

Personnellement, j'ajouterais que cette moyenne ne pourra, à données constantes, qu'augmenter. Les français, en occidentaux dignes de ce nom, continuent à acheter plus d'une voiture chacun et à alimenter en conséquence les bouchons aux entrées de ville, bloqués qu'ils sont dans leur pavillon implanté sur un carré de pelouse à 25 km de leur lieu de travail et du plus proche supermarché (dont ils dépendent pour approvisionner leur barbecue en charbon de bois).

Et toi, combien de temps passes-tu "autour" de ta voiture ? Et si la vitesse procurée par ta grosse (ou petite) cylindrée n'était en fait qu'une illusion d'optique ? Oui, oui, tu as bien lu, une ILLUSION... Je m'explique :

Ras la caisse t'invite à remplir ce formulaire (en francs) te permettant de calculer ta vitesse réelle (temps passé en voiture + temps de travail pour payer ton déplacement, le tout divisé par la distance effectivement parcourue).

Tu l'auras compris, deux facteurs jouent ici contre la célérité de ton bolide :

1/ les bouchons (vite, plus d'autoroutes, même si la voiture est condamnée à l'extinction),
2/ la faiblesse de ton salaire horaire, puisque moins tu gagnes, plus il te faut d'heures pour payer ta voiture et les frais annexes (vite, des postes de P-DG, ou de médecin, à tout le moins, pour tout le monde).

La prochaine fois qu'en voiture, tu doubles un vélo, il se peut donc qu'il ne s'agisse que d'une impression... (t'as déjà remarqué comment c'est pas cher la vidange, sur un biclou ?)

Tout ceci pour te dire que si, effectivement, laisser ta voiture au garage (voire la vendre après avoir relocalisé ton habitat en un endroit, certes moins champêtre, mais beaucoup plus fonctionnel pour un piéton que Trifouillis-les-Pavillons-Desservis-par-la-Nationale) permettra aux plus riches (qui ont, eux, un garage grand standing en centre-ville ou en première couronne) d'améliorer l'efficacité réelle de leurs déplacements motorisés, ce n'est pas une raison pour ne pas l'envisager.

Car si les privilèges reprennent aujourd'hui du poil de la bête, garde en tête en ces temps de crise que tout ce qui monte doit nécessairement redescendre un jour, les riches dont le melon ressemble à une montgolfière y compris.

mardi 5 février 2008

Réaliser soi-même des stickers

Comment fabriquer soi-même ses stickers ? Voici une méthode parmi tant d'autres pour réaliser une communication par l'autocollant, ce plus petit support d'art de rue.

Matériel nécessaire :

* un ordinateur équipé d'une imprimante laser. Si vous êtes équipé d'une imprimante jet d'encre, cette méthode reste envisageable, seulement vos autocollants ne résisteront pas longtemps aux intempéries.

* avoir préalablement installé le logiciel libre The Gimp sur votre ordinateur, un éditeur d'images puissant (souvent comparé à Photoshop).

* une rouleau de scotch double-face et une paire de ciseaux, en vente dans toutes les bonnes quincailleries.

* un rouleau adhésif vénilia transparent, de fabrication française.

* une table formica et 4 chaises rouges (optionnel).


Aprés avoir réalisé et imprimé votre planche A4, collez en premier l'adhésif vénilia. Pour éviter les plis, faites adhérer une première partie, puis d'une main, exercez une pression sur l'adhésif, de l'autre main, tirez progressivement le support vénilia jusqu'à la couverture complète de votre feuille A4. Ensuite, découpez grossiérement autour de votre planche de stickers.


Retournez votre planche et collez vos bandes de scotch double-face. Assurez-vous que les bandes ne s'enchevêtrent pas les unes sur les autres. De plus, faîtes en sorte qu'il se trouve un intervalle entre deux bandes au dos de chacun de vos stickers, ceci permettant de retirer aisément la protection au moment voulu. Ensuite, vous n'avez plus qu'à découper soigneusement vos stickers.


Les poches de votre pantalon sont désormais remplies de stickers. Au gré de vos envies et des possibilités urbaines, vous collerez vos autocollants où bon vous semble...

mercredi 23 janvier 2008

La citation du mois



"Chaque cycliste, même débutant, sait qu'à un moment ou un autre de sa vie il aura rendez-vous avec une portière de voiture."

Paul Fournel - Besoin de vélo.

lundi 14 janvier 2008

Cyclisme sur autoroute

Petit retour en images sur la petroleum-party du samedi 05 janvier dernier.

Au terme d'une petite balade dans le centre-ville d'Angers ou chaque cycliste a pu renchérir sur le prix du baril de pétrole ( le prix a grimpé en flèche, dépassant les 1000 $ en un temps record), c'est sur le futur contournement d'Angers par l'A11 que nous avons achevé notre périple dans l'ère du pétrole cher.

Ambiance post-pétrole assurée.

Pour assurer la convivialité lors de ce rassemblement spontané, chacun avait apporté quelques réjouissances et breuvages qui ont pu être partagés à l'abri du pont - comme quoi certains ouvrages d'art conserveront une utilité dans l'ère post-industrielle, même si sans commune mesure avec l'investissement qu'ils auront mobilisé.

C'est dans une ambiance bon enfant et sans aucun formalisme que ces protagonistes précurseurs et visionnaires ont ainsi pu échanger sur leur vision de l'avenir après une revigorante promenade sous la pluie. Précisons à ce sujet que le cours des vêtements de pluie - un pantalon imperméable est un must pour pédaler sous les éléments déchainés sans risquer ensuite une pneumonie - est appelé à exploser lui aussi, alors équipez-vous vite ;-).


Ah oui, rendez-vous a été pris pour célébrer le passage du cap des 200 dollars... même lieu, même heure (même s'il neige).

vendredi 4 janvier 2008

L'an 01 - "On arrête tout et on réfléchit"


L'An 01, réalisé par Alain Resnais, Jacques Doillon, Jean Rouch et Gébé, diffusé pour la première fois en salle en 1973, sera projeté sur Angers dans le cadre du festival Premiers Plans.

"On arrête tout et on réfléchit".

Construits à partir de ce slogan, trois récits de politique-fiction imaginés et filmés aux Etats-Unis, en France et en Afrique se succèdent. Une utopie joyeuse. Si joyeuse et si simple que notre cloisement mental en prend un coup (âme individualiste, prévoir une aspirine).

Voici un court extrait, savamment sélectionné, de ce film culte :




"La première Vélorution en France fut organisée au début des années 70 par les Amis de la Terre à Paris contre un projet d'autoroute qui devait longer la Seine et traverser la capitale d'est en ouest. La manifestation réunit plus de 10 000 cyclistes. Tout au long des années 70, ce terme va être repris pour des actions cyclistes. La revue écologiste Silence en fait son titre de une en mars 1983" (wikipédia).


La paternité du terme Vélorution reste controversée. Certains l'attribue à Julos Beaucarne, écrivain et Chanteur wallon. Philippe Colomb, de Vélorution Paris, met tout le monde d'accord : "Personne ne sait exactement d'où vient le terme Vélorution, mais tous ceux qui la rejoignent sont prêts pour la faire".

mercredi 2 janvier 2008

A 100 $ le baril de pétrole, la fête est plus folle


Pour la première fois de son histoire, le cours du pétrole brut a franchi la barre des 100 dollars le baril sur le marché des matières premières à New York. Comme il était convenu, un rassemblement à vélo aura donc lieu samedi 05 janvier 2008 à 15h Place du Ralliement.
Coïncidence fortuite, c'est aussi ce samedi qu'aura lieu la vélorution d'Angers. Le prix du baril de pétrole augmente, la pratique du vélo aussi.

samedi 29 décembre 2007

Le vélotaf

Le vélotaf, c'est quoi ?

vélotaf ou vélotaffe [velotaf] nom masculin
étym. XXIe s. vélo-boulot-écolo ; contraction populaire

* Bicyclette utilisée comme moyen de transport sain pour se rendre sur son lieu de travail. Faire du vélotaf : vélotaffer. A vélotaf ; (critiqué) en vélotaf ; sur son vélotaf. "Pour être en forme et préserver la planète, le vélotaf leur apparut comme l'alternative à l'automobile la plus évidente" (H.de Balzac).
* Par ext. Vélotrain, vélofac, vélochomdu, vélopotes, vélobus, véloplage, véloshopping, etc.
> déplacement à vélo effectué dans un but utilitaire et qui n'exclut pas le plaisir.



Si vous utilisez votre vélo pour vous rendre au boulot ou pour tout autre but utilitaire, Vélotaf.com est le forum de référence pour trouver les réponses à vos questions. Plus que de simples discussions pratiques sur les itinéraires, la sécurité et les équipements, vous y trouverez aussi des discussions traitant l'engagement du vélotaf ainsi que sa considération sociale et politique. En somme, une multitude d'idées déterminant ce simple acte matinal : choisir son vélo plutôt que sa voiture.

lundi 17 décembre 2007

Le vélo a un prix, notre esprit aussi

Angers, par une initiative aussi imparfaite qu'originale, fut une des rares villes à proposer un système entièrement gratuit de mise à disposition de bicyclettes.

Jugeant probablement les retombées pratiques insuffisantes au regard de l'enjeu - le centre ville sera très prochainement inaccessible à la circulation automobile mais le vélo n'est pas devenu pour autant le premier mode de déplacement des angevins - la municipalité actuelle - certainement peu satisfaite de l'impact médiatique de l'opération - en une parfaite illustration du consensus apolitique (qu'est-ce que je parle mal, c'est "transcendant les clivages" qu'il faut dire) qui caractérise notre époque, s'entend avec l'opposition pour faire de l'éco-affichage à peu de frais.

Et pour cause, il n'en coûtera au vainqueur des prochaines municipales que ton intégrité, ami cycliste.

Je m'explique.

A moins d'être récemment rentré de tes vacances passées dans une autre galaxie (en vélo, chapeau), tu as nécessairement eu vent de cette réussite interplanétaire que fut l'entrée en service du Vélib'.

Pour sûr, on a davantage entendu parler en quelques mois des utilisateurs branchés de ce nouveau service que de tous les cyclistes urbains anonymes (et dangereux, et irresponsables, et...) depuis le début du millénaire. Touché par la grâce Delanoienne, la mairie a donc laissé glisser l'idée, applaudie presque sans condition par l'opposition municipale, de décliner cette fomule à la sauce angevine. Nul doute qu'ainsi la dimension cycliste de la douceur angevine sera bien mieux reconnue. Tant pis si les jeunes de "I Love Angers" (qui distribuent des tracts pour Béchu sans bien évidemment n'avoir aucun rapport avec l'UNI/UMP, ah, ah, ah) se précipitent à confondre vélo et vélib' et à ne reconnaître qu'à ce dernier la qualité de "mode de déplacement propre et économique".

Un peu léger pour s'énerver me diras-tu.

Pourtant...

Certes, je n'ai pas la prétention de t'apprendre qu'un grand entrepreneur français se trouve derrière la mise en service des vélib' parisiens. Je ne t'apprendrai pas non plus qu'il a fait - grassement - fortune grâce à la publicité.

Sais-tu en revanche comment s'est faite cette fortune ?

Pour faire simple, une collectivité publique possède son espace public (la rue, les équipements collectifs...) et en réglemente l'usage. Toute "occupation" de cet espace doit satisfaire certaines exigences, et notamment donner lieu au paiement d'un droit d'occupation. Decaux fut un des pionniers de l'affichage publicitaire et conçut un modèle dont le succès ne s'est pas démenti depuis. En fait, les villes ont cru faire une bonne affaire en obtenant de ce grand philanthrope l'implantation d'abribus et de plans de ville, en l'échange de notre liberté visuelle (désolé, j'aime pas plus la pub que toutes les autres formes de manipulation mentale) puisque celui-ci encaisse les sommes versées par les annonceurs pour placarder leurs réclames de mauvais goût un peu partout sur notre passage.

Au fil d'une extension constante de ce modèle, de montages contractuels douteux et de péripéties judiciaires s'étalant sur des années, nous en sommes parvenus à la situation qui prévalait jusqu'à peu : les communes, habituées à accepter la pollution publicitaire en échange de l'installation et de l'entretien d'un mobilier urbain souvent luxueux et parfois inutile, sont devenues de fait le premier appui des publicitaires dans l'espace public.

Non contents de nous vendre leurs gros cubes à longueur d'années, ils voudraient en prime que la petite reine vienne ajouter sa caution !

Sous prétexte de balancer 2000 enclumes pour bobos qui n'auraient jamais envisagé de mettre leurs fesses sur un vélo sans le buzz médiatique qui va autour, ils ne proposent rien de moins que d'amener nos esprits à associer ce fantastique moyen de transport qu'est la bicyclette à la pub, histoire d'enraciner celle-ci encore plus profondément...

Perso, ça ne me convient pas comme deal, et n'y vois pas une réaction provinciale, s'il-te-plaît, c'est simplement que j'accorde un peu de valeur à ce qui se passe entre mes deux oreilles (et aussi un peu à ce qui se passe entre les tiennes).


Le vélo, c'est la voiture du futur

Le vélo, c'est la voiture du futur. A moins que ce ne soit la voiture qui soit le vélo du futur...

Michel de Broin, canadien et artiste contemporain, a retiré toutes les composantes superflues d'une Buick Regal 1986 pour réduire au minimum le poids du véhicule tout en en conservant l'apparence. La carrosserie a ensuite été équipée d’un ensemble mécanique constitué de quatre pédaliers autonomes permettant aux passagers de former un groupe autopropulseur. Une transmission a été mise au point afin de transmettre la puissance fournie par les passagers aux roues motrices et faire varier la démultiplication entre cyclistes et roues afin d’assurer leur accouplement progressif pour les démarrages. Capable d’atteindre une vitesse maximale de 15 km/h, cette voiture modifiée porte la résistance au culte de la performance à un niveau inédit. Mise à la disposition du public, cette voiture à propulsion partagée a permis à quelques volontaires de circuler dans les rues de New York afin de ralentir un peu plus le flot de la circulation.


samedi 15 décembre 2007

Flash mob à vélo

Un "flash mob", terme anglais, traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement spontané d'un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer quelque chose de particulier avant de se disperser rapidement. Généralement organisé au moyen d'Internet, les participants ne se connaissent pas pour la plupart.
Le Flash mob peut se révéler être un outil efficace pour une nouvelle forme de convivialité urbaine, de contestation et une réappropriation de l'espace public, comme nous le démontrent les cyclistes urbains de Lübeck (Allemagne du Nord).




En savoir plus sur les flash mob...

dimanche 9 décembre 2007

Ceci n'est pas un horodateur

Le cycliste peut détourner certains objets urbains de leur fontion première ou de leur utilisation. Aprés y avoir accroché son vélo, cette drôle de machine que l'on nomme horodateur pourra accessoirement servir d'horloge, quant au stationnement interdit, il revêtira un non-sens. Ces détournements cyclistes démontrent en partie comment, à vélo, l'on échappe au système technico-social lié à la voiture.














"Un des grands aspects oubliés de la voiture, c’est son énorme capacité à transformer l’espace autour de nous et nos modes de vie. On acquiert pas simplement une voiture, on acquiert aussi toute une nouvelle relation à l’espace et au temps, de la pollution, du bruit, des amis différents, des relations différentes, un statut différent, un travail pour la payer, et des infrastructures énormes qui incluent entre autre, des routes, des voies rapides, des stations essence, un habitat disséminé, des hôpitaux pour les blessés, des garages, des parkings et des horodateurs, c’est ce qu’on peut appeller le système technico-social lié à la voiture."
(citation de François Schneider - source : Les renseigments généreux)

samedi 1 décembre 2007

Petroleum party à Angers

La fin de l'ère du pétrole bon marché va irrémédiablement entraîner la fin du monde tel que nous le connaissons. L'échéance, proche, nous laisse très peu de temps pour éviter le chaos. Les solutions existent-elles ? N'est-il pas déja trop tard pour chercher une alternative au pétrole ?
Nous pouvons certes dés à présent envisager la sobriété enérgétique dans un contexte flagrant de gaspillage. La seule issue possible consisterait donc, en premier lieu, à amorcer la décroissance pétrolière.

La fin du pétrole bon marché peut être vue comme une catastrophe, mais aussi comme une fantastique opportunité de diminuer le trafic insoutenable et de relocaliser l'économie. Pour en arriver à ce modèle d’alter-développement, c’est dès à présent qu’il faut amorcer une véritable révolution écologique et sociale des mentalités. Chaque jour qui passe apporte davantage d’éléments de preuve que notre mode de vie d’aujourd’hui condamne tout simplement notre existence de demain. La décroissance semble donc inévitable, mais sera-t-elle socialement juste ? Si l'on ne s’empare pas rapidement de la question, nous pouvons craindre que le capitalisme, fort de son extraordinaire capacité de récupération, ne s'en charge, au profit exclusif des dominants, et surtout au grand préjudice de l'humanité.

En Grande-Bretagne - pays reconnu depuis les années 1980 pour son avant-gardisme en matière de politiques sociales et imité depuis quelques années déjà par les froggies d'outre-manche - certains (oh, des doux dingues sans pouvoir; juste leur 1er ministre, quoi...) ont pu suggérer l'instauration de quotas individuels d'émission de carbone. Chacun aurait un droit contingenté d'émission, et tous ses achats, tous ses déplacements, toute sa consommation, y compris pour le chauffage ou la cuisine, seraient décomptés de ce montant maximal. Bien entendu, des dépassements seraient inévitables (on estime ainsi qu'à l'heure actuelle, si l'on divise par la population mondiale la quantité de CO² que la planète peut absorber, un aller-retour aux Etats-Unis en avion équivaut à 1 an de quota individuel...), et assortis d'un prix. Aux pauvres - éventuellement écologistes de longue date et refusant depuis toujours de prendre part au massacre - les restrictions dures, aux riches - marchands d'armes, de lotissements, de crédits, de véhicules tous terrains Ushumachin ou de temps de cerveau disponible - la possibilité, grâce au marché des "droits à émettre", de récupérer les quotas et donc de s'approprier de manière exclusive les attributs de la civilisation de surconsommation occidentale. Qui n'a jamais rêvé de disposer d'un réseau de milliers de kilomètres d'autoroute pour soi tout seul n'a jamais couru le trophée Andros, comme c'est le cas de Jean-Pierre Pernaut, notre Victor Hugo du 21 ème siècle...

Bref, la démocratie va mal. Et en la matière, hors le dialogue et l'échange de vue entre les premiers intéressés (et notamment nous les citoyens concernés de la France d'en bas), point de salut. Alors que l'on cherche à nous isoler toujours davantage et à nous mener au repli sur nous-mêmes, il pourrait être bon de multiplier les initiatives pour affirmer notre confiance en nous-mêmes et en la justesse de nos vues et pour diffuser l'information sur ce qui finira très prochainement par rattraper notre société dans son ensemble. Les rassemblements ne sont pas encore interdits, profitons-en.

Parce que, Grenelle ou pas, nous préférerions décider de nous-même des adaptations à mettre en oeuvre, parce que nous n'entendons pas demeurer passifs pendant que TF1 et l'ORTF nous indiqueraient la marche à suivre, parce que nous n'entendons pas laisser le champ libre à la mise à l'index des seuls comportements individuels qui ne ferait que préfigurer le fascisme de demain, pourquoi ne pas envisager un rassemblement à l'occasion du seuil de dépassement du baril de pétrole à 100 dollars, pour une petite balade spontanée à vélo ?

A défaut d'un banquet digne de 1848, nous pourrions toujours ensuite prendre un moment pour échanger nos vues sur l'avenir...

(cliquez sur le flyer pour l'aggrandir,
suivez patiemment la hausse inévitable du cours du baril
et
préparez-vous à faire la fête !)

mercredi 21 novembre 2007

Petit traité de vélosophie

Petit traité de vélosophie :
Le monde vu de ma selle
Didier Tronchet

Quatrième de couverture
"Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde..."

Savourez quelques extraits vélosophiques sur le site de l'association Présence du Touch.

jeudi 15 novembre 2007

Entretien et réparation

Si votre vélo a besoin d'un entretien ou d'un petit réglage, nombreux sont les cyclistes angevins prêts à vous donner un coup de main. Voici les bons tuyaux du mois de novembre :

Samedi 17 novembre de 15h à 17h :
L'association Place au Vélo sera présente aux Trois-Mâts, le centre socio-culturel du quartier des Justices, pour proposer gratuitement petit entretien et conseils techniques.

Dimanche 25 novembre à partir de 15h :
L' atelier vélo de l'association l'Etincelle, c'est l'occasion d'entretenir et de réparer son vélo en profitant du matériel mis à disposition. C'est aussi un moment d'échange des savoirs, que vous soyez novice ou initié en mécanique.


mercredi 14 novembre 2007

La citation du mois

"La vie, c'est comme une bicyclette,
il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre."
Albert Einstein

samedi 10 novembre 2007

Live bicycle, le film


"Live Bicycle est un documentaire consacré au vélo, au mouvement de la Critical Mass et au thème de la mobilité durable/soutenable. Mouvement planétaire de cyclistes, la Critical Mass exige que le vélo reprenne sa place dans le plus quotidien des espaces publics : la rue. Le vélo, seul moyen de transport individuel absolument non polluant, au lieu d'être encouragé, est au contraire de par le monde poursuivi par la plupart des réglementations et des gouvernements .
Le film a été tourné pendant les trois jours de la Critical Mass mondiale qui a eu lieu à Rome les 26, 27 et 28 mai 2006."

La bande annonce :

mercredi 7 novembre 2007

Manifeste des sans-voie "irresponsables"

Des centaines de milliers de cyclistes roulent au quotidien dans les rues des villes françaises. Ils et elles le font dans des conditions dangereuses parce que les véhicules motorisés se sont accaparé la rue, avec le soutien des pouvoirs publics et au mépris des usagers de la voirie les plus vulnérables.

Alors oui, pour essayer de devancer la meute motorisée (dont ils doivent sinon supporter le bruit et l'odeur lorsqu'ils rentrent harassés du travail - ou des assedic - ou qu'il s'y rendent...), il arrive aux cyclistes de passer au rouge, comme le fait n'importe quel piéton ; et alors oui, il leur arrive aussi de prendre un sens interdit, parce qu'il est moins dangereux de croiser une voiture ou une moto que de se faire doubler par elles. Mais, au nom d'un code de la route conçu exclusivement pour les véhicules motorisés, l'autorité publique ne trouve rien de mieux que de sanctionner ces cyclistes, et au prix fort.

Je déclare que je suis l'un-e de ces cyclistes : légitime, mais illégal-e (du moins en France). Je déclare avoir brûlé un feu, avoir pris un sens interdit. Je déclare que, pour ma sécurité, je continuerai à le faire, dans le respect absolu des piétons et sans gêner les autres usagers, tant que n’aura pas été mis en place le code de la rue que nous réclamons.

Signez le manifeste.

vendredi 2 novembre 2007

Eloge de la légèreté

Faire du vélo à Angers, c'est dangereux ?

Faire du vélo à Angers, est-ce dangereux ? Vous pouvez donner votre avis sur le forum du site Maville.com. Au vu des premiers messages, la réponse semble unanime...