
"L'homme ne court pas à sa perte, il y va en voiture." Auteur inconnu
Le velo permet de deplacer les corps. Et s'il remuait aussi les idees ?


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La paternité du terme Vélorution reste controversée. Certains l'attribue à Julos Beaucarne, écrivain et Chanteur wallon. Philippe Colomb, de Vélorution Paris, met tout le monde d'accord : "Personne ne sait exactement d'où vient le terme Vélorution, mais tous ceux qui la rejoignent sont prêts pour la faire".




La fin de l'ère du pétrole bon marché va irrémédiablement entraîner la fin du monde tel que nous le connaissons. L'échéance, proche, nous laisse très peu de temps pour éviter le chaos. Les solutions existent-elles ? N'est-il pas déja trop tard pour chercher une alternative au pétrole ?
(cliquez sur le flyer pour l'aggrandir,
Si votre vélo a besoin d'un entretien ou d'un petit réglage, nombreux sont les cyclistes angevins prêts à vous donner un coup de main. Voici les bons tuyaux du mois de novembre :
"Live Bicycle est un documentaire consacré au vélo, au mouvement de la Critical Mass et au thème de la mobilité durable/soutenable. Mouvement planétaire de cyclistes, la Critical Mass exige que le vélo reprenne sa place dans le plus quotidien des espaces publics : la rue. Le vélo, seul moyen de transport individuel absolument non polluant, au lieu d'être encouragé, est au contraire de par le monde poursuivi par la plupart des réglementations et des gouvernements .
Je déclare que je suis l'un-e de ces cyclistes : légitime, mais illégal-e (du moins en France). Je déclare avoir brûlé un feu, avoir pris un sens interdit. Je déclare que, pour ma sécurité, je continuerai à le faire, dans le respect absolu des piétons et sans gêner les autres usagers, tant que n’aura pas été mis en place le code de la rue que nous réclamons.

Il n’est donc pas surprenant que le parc automobile ait augmenté constamment en volume. Il n’est pas plus illogique, mais en revanche beaucoup plus surprenant, de constater que le kilométrage moyen par véhicule baisse pour sa part de manière constante.
Personne n’ignore désormais plus la hausse des cours des matières premières et surtout du père de notre civilisation industrielle : le pétrole. Ces hausses se répercutent sur les prix à la consommation. Ceci était prévisible et annoncé de longue date par certaines voix, demeurées longtemps peu audibles, mais il semble qu'enfin les comportements individuels commencent à accuser le coup de cette progression des prix, qui aura réussi là où la sensibilisation écologique aura échoué.
Malgré cette hausse en effet, le budget moyen consacré par les français à l’automobile demeure stable, ce qui permet à Insee Première d’affirmer ici que ce budget s’adapte aux prix des carburants, tout comme les prix des équipements s'adaptent à l'évolution des dépenses des particuliers mais c'est une autre histoire. Toujours est-il que le nombre de kilomètres parcourus a BAISSÉ en 2005. Encore quelques dizaines d’euros le baril et c’en sera terminé de la suprématie automobile et peut-être de l’urbanisme complaisant.
Nous pouvons raisonnablement rêver d’assister à la révolution cycliste, mais est-ce si simple ?
Ne faut-il pas plutôt craindre les conséquences d’un tel bouleversement qui ne s’accompagnera probablement pas d’une refondation de l’organisation de notre société ? La voiture ne se trouvera-t-elle pas renforcé dans son statut de signe extérieur de richesse, de symbole d’appartenance à la société efficace, productive et socialement légitime une fois que seules les populations solvables – et donc intégrées au monde si sélectif du travail stable – pourront encore prétendre se rendre librement où elles le désirent ?
L’inaccessibilité du déplacement automobile emporte-t-elle rupture avec le modèle actuel, qui érige la capacité de consommation comme jauge indépassable de la valeur des vies ? Je crains que non, mais n’hésitez pas à me faire connaître votre point de vue sur le sujet.
Et puis bon, ne boudons pas notre plaisir. La bagnole recule ; c’est parti pour durer et se renforcer : Hip Hip Hip...


A partir de l'été 1965, ils se réunissent sur la place du Spui pour lancer une action. Pour protester contre la pollution et les automobiles, ils mettent en circulation de nombreux vélos peints en blancs mis gracieusement à la disposition de tous, libres de toute taxe, à travers la cité. Mais ils seront confisqués par la police et le vol et le vandalisme anéantiront en quelques mois l'initiative. Malgré tout, cette action ludique mit les pouvoirs publics dans l'embarras et joua un rôle catalyseur pour qu'une meilleure place soit faite à la bicyclette dans l'avenir.
Depuis quelques années déja, Amsterdam a ressuscité ce concept mettant à la disposition du public des vélos blancs pour circuler en ville, mais cette fois-ci garantis contre le vol grace au système de stations. On retrouve désormais ce système dans de nombreuses villes à travers le monde. Des vélos blancs des Provos à Vélib' de JC Decaux, voici une démonstration frappante de la récupération de la contre-culture et de son intégration dans le consumérisme et la culture de masse. A fond la pub...

Je dois traverser Angers puis Trélazé avant de rejoindre la levée de la Loire réservée aux cyclistes de 08h à 18h. J'appréhende un peu de devoir traverser la ville perché sur cet engin. J'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de l'essayer au coin de la rue mais c'est la première fois que j'entame un tel périple avec. Finalement, la traversée d'Angers se déroulera sans encombres, le trafic à cette heure de la journée étant presque nul et il m'aura suffit d'anticiper de loin, plus loin qu'à l'habitude, le passage des feux tricolores, pour que je n'ai pas à m'arrêter ou à griller le feu. Car bien évidemment, la conduite d'un tallbike a cette particularité, celle de compliquer quelque peu les arrêts...
8h20 : ça y est ! J'y suis ! La levée de la Loire rien que pour nous les cyclistes ! Eh hop, je me fond dans la masse. Ah zut, non, pas du tout en fait. On m'a remarqué du haut de mon engin. Les questions, souvent ironiques, fusent dans tous les sens :


11h00 : direction Le Thoureil. Nouvelle buvette, nouvelle halte. Je me suis arrêté à toutes celles qui se trouvaient sur mon chemin. Je vous vois venir mais c'est pas (que) pour ça ! Ces buvettes sont tenues par des comités des fêtes et autres assos de village. Sans leur contribution, cette journée ne serait pas. J'apporte donc modestement mon soutien en me goinfrant de gateaux maisons. Mais cette buvette, celle-ci précisemment, est incontournable. Elle est tenue par des membres de la société de boule de fort de Bessé, nommée "le casino" par les intimes. L'ambiance est cette année assurée par un groupe de musique country, ça dépote ! Et plus ça dépote et plus les gens s'arrêtent. Et plus les gens s'arrêtent et plus on fait des rencontres !

16h30 : quoi, 16h30 ! Ah oui, quand même ! Bon bah ciao les bikers, à l'année prochaine !
17h30 : J'aperçois une voiture calcinée à la Daguenière. Tout un symbole. La voiture est morte (tout au moins en ville) et cette vélorution tant nécessaire gagne peu à peu les esprits. Pourtant, dans les faits, les changements significatifs se font attendre. Tout le monde s'accorde à dire que c'est l'avenir, seuls pour quelques uns d'entre tous, c'est déjà le présent...