"Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde..."
mercredi 21 novembre 2007
Petit traité de vélosophie
"Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde..."
jeudi 15 novembre 2007
Entretien et réparation
Si votre vélo a besoin d'un entretien ou d'un petit réglage, nombreux sont les cyclistes angevins prêts à vous donner un coup de main. Voici les bons tuyaux du mois de novembre :Samedi 17 novembre de 15h à 17h :
L'association Place au Vélo sera présente aux Trois-Mâts, le centre socio-culturel du quartier des Justices, pour proposer gratuitement petit entretien et conseils techniques.
Dimanche 25 novembre à partir de 15h :
L' atelier vélo de l'association l'Etincelle, c'est l'occasion d'entretenir et de réparer son vélo en profitant du matériel mis à disposition. C'est aussi un moment d'échange des savoirs, que vous soyez novice ou initié en mécanique.
mercredi 14 novembre 2007
samedi 10 novembre 2007
Live bicycle, le film
"Live Bicycle est un documentaire consacré au vélo, au mouvement de la Critical Mass et au thème de la mobilité durable/soutenable. Mouvement planétaire de cyclistes, la Critical Mass exige que le vélo reprenne sa place dans le plus quotidien des espaces publics : la rue. Le vélo, seul moyen de transport individuel absolument non polluant, au lieu d'être encouragé, est au contraire de par le monde poursuivi par la plupart des réglementations et des gouvernements .La bande annonce :
mercredi 7 novembre 2007
Manifeste des sans-voie "irresponsables"
Alors oui, pour essayer de devancer la meute motorisée (dont ils doivent sinon supporter le bruit et l'odeur lorsqu'ils rentrent harassés du travail - ou des assedic - ou qu'il s'y rendent...), il arrive aux cyclistes de passer au rouge, comme le fait n'importe quel piéton ; et alors oui, il leur arrive aussi de prendre un sens interdit, parce qu'il est moins dangereux de croiser une voiture ou une moto que de se faire doubler par elles. Mais, au nom d'un code de la route conçu exclusivement pour les véhicules motorisés, l'autorité publique ne trouve rien de mieux que de sanctionner ces cyclistes, et au prix fort.
Je déclare que je suis l'un-e de ces cyclistes : légitime, mais illégal-e (du moins en France). Je déclare avoir brûlé un feu, avoir pris un sens interdit. Je déclare que, pour ma sécurité, je continuerai à le faire, dans le respect absolu des piétons et sans gêner les autres usagers, tant que n’aura pas été mis en place le code de la rue que nous réclamons.Signez le manifeste.
vendredi 2 novembre 2007
Faire du vélo à Angers, c'est dangereux ?

(wouh ouh, on se réveille les urbanistes, ce serait plutôt sympatoche d'arrêter de nous mettre des batons dans les roues. Nous aussi, on a une vie à mener, tout comme vous, alors on va pas poireauter à ce stop débile...). Grosso-modo, vous l'aurez compris, chaque agglomération a ses aménagements spécifiques et ses propres consultants, les "monsieur Vélo" qu'on les appelle...
"Pour ceux qui n’utilisent leur vélo qu’à Belle Ile et pour tous les inconditionnels de la bagnole, la réponse est évidente : il faut plus de pistes cyclables ! Chez les militants en revanche, la position est moins tranchée. Si la plupart des cyclistes apprécient les contre-sens cyclables et les aménagements le long des routes à fort trafic, beaucoup pensent que les pistes cyclables ne sont pas la solution en ville. Elles isolent les cyclistes et empêchent une bonne cohabitation autos-vélos." L'association Pignon sur rue, basée à Lyon, propose d'ouvrir le débat, Vélo² Ville d'Angers soutient : pour ou contre les pistes cyclables ?
mercredi 17 octobre 2007
Le déclin de l'automobile a-t-il commencé ?

Il n’est donc pas surprenant que le parc automobile ait augmenté constamment en volume. Il n’est pas plus illogique, mais en revanche beaucoup plus surprenant, de constater que le kilométrage moyen par véhicule baisse pour sa part de manière constante.
Personne n’ignore désormais plus la hausse des cours des matières premières et surtout du père de notre civilisation industrielle : le pétrole. Ces hausses se répercutent sur les prix à la consommation. Ceci était prévisible et annoncé de longue date par certaines voix, demeurées longtemps peu audibles, mais il semble qu'enfin les comportements individuels commencent à accuser le coup de cette progression des prix, qui aura réussi là où la sensibilisation écologique aura échoué.
Malgré cette hausse en effet, le budget moyen consacré par les français à l’automobile demeure stable, ce qui permet à Insee Première d’affirmer ici que ce budget s’adapte aux prix des carburants, tout comme les prix des équipements s'adaptent à l'évolution des dépenses des particuliers mais c'est une autre histoire. Toujours est-il que le nombre de kilomètres parcourus a BAISSÉ en 2005. Encore quelques dizaines d’euros le baril et c’en sera terminé de la suprématie automobile et peut-être de l’urbanisme complaisant.
Nous pouvons raisonnablement rêver d’assister à la révolution cycliste, mais est-ce si simple ?
Ne faut-il pas plutôt craindre les conséquences d’un tel bouleversement qui ne s’accompagnera probablement pas d’une refondation de l’organisation de notre société ? La voiture ne se trouvera-t-elle pas renforcé dans son statut de signe extérieur de richesse, de symbole d’appartenance à la société efficace, productive et socialement légitime une fois que seules les populations solvables – et donc intégrées au monde si sélectif du travail stable – pourront encore prétendre se rendre librement où elles le désirent ?
L’inaccessibilité du déplacement automobile emporte-t-elle rupture avec le modèle actuel, qui érige la capacité de consommation comme jauge indépassable de la valeur des vies ? Je crains que non, mais n’hésitez pas à me faire connaître votre point de vue sur le sujet.
Et puis bon, ne boudons pas notre plaisir. La bagnole recule ; c’est parti pour durer et se renforcer : Hip Hip Hip...
dimanche 14 octobre 2007
La citation du mois

"Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villas sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux."
Extrait de "L'idéologie sociale de la bagnole" d'André Gorz, publié dans la revue Le Sauvage en 1973.
samedi 6 octobre 2007
Le vélo et le Hip-Hop
Voici deux clips, le premier de Trunk Boiz intitulé "Scraper bike", l'autre de Cool Kids. Quand le rap rencontre le vélo...
Quand la police arrive pour l'en empêcher, elle découvre que l'artiste ne possède ni bombe, ni peinture d'aucune sorte. Il est seulement équipé de chiffons mouillés et dessine des séries de têtes de mort en nettoyant les particules noires déposées par la fumée des pots d'échappement."
(source : Fluctuat.net).
jeudi 27 septembre 2007
Critérium des fossoyeurs
lundi 24 septembre 2007
Autogestion & solidarité cycliste

News 12/10/07 : la campagne "strike.bike" est un succés ! (A voix autre)
dimanche 23 septembre 2007
JC Decaux, le marchand de vélo
Comme une bonne idée n'arrive jamais seule, voici quelques références historiques qui permettront de rendre hommage aux véritables initiateurs du système de vélos en libre service :
A partir des années 60, Amsterdam va être au centre d'une révolution ou évolution culturelle qui va s'étendre sur presque 20 ans.
Les Provos, groupe d'anarchistes, mettent en pratique de nouvelles formes d'agitations. Ils proposent rapidement des solutions pratiques à des problèmes concrets en multipliant les initiatives.
A partir de l'été 1965, ils se réunissent sur la place du Spui pour lancer une action. Pour protester contre la pollution et les automobiles, ils mettent en circulation de nombreux vélos peints en blancs mis gracieusement à la disposition de tous, libres de toute taxe, à travers la cité. Mais ils seront confisqués par la police et le vol et le vandalisme anéantiront en quelques mois l'initiative. Malgré tout, cette action ludique mit les pouvoirs publics dans l'embarras et joua un rôle catalyseur pour qu'une meilleure place soit faite à la bicyclette dans l'avenir.
Depuis quelques années déja, Amsterdam a ressuscité ce concept mettant à la disposition du public des vélos blancs pour circuler en ville, mais cette fois-ci garantis contre le vol grace au système de stations. On retrouve désormais ce système dans de nombreuses villes à travers le monde. Des vélos blancs des Provos à Vélib' de JC Decaux, voici une démonstration frappante de la récupération de la contre-culture et de son intégration dans le consumérisme et la culture de masse. A fond la pub...JC Decaux: "Je vais vous dire une seule chose. Le vélo, ce qu'il y a de génial, c'est que la voiture, le tramway, le taxi, la moto, le scooter, vous passez à la pompe prendre de l'énergie. Là, vous emmenez votre propre énergie et vous vous faites du bien. Trouvez-moi un modéle comme ça, ça n'existe pas. C'est un modéle ou le client apporte sa propre énergie, personne n'a pensé à ça."
Personne n'a pensé à ça...
Pour Ivan Illich, philosophe autrichien, passé un certain seuil de développement économique, les outils deviennent "contre-productifs". L'automobile et la vitesse structurent la société, elles sont donc partie prenante d'une véritable doctrine politique industrielle. Il écrira dans son célèbre ouvrage La Convivialité : "La solution de la crise exige une radicale volte-face: ce n'est qu'en renversant la structure profonde qui règle le rapport de l'homme à l'outil que nous pourrons nous donner des outils justes. L'outil juste répond à trois exigences: il est générateur d'efficience sans dégrader l'autonomie personnelle, il ne suscite ni esclaves ni maîtres, il élargit le rayon d'action personnel. L'homme a besoin d'un outil avec lequel travailler, non d'un outillage qui travaille à sa place. Il a besoin d'une technologie qui tire le meilleur parti de l'énergie et de l'imagination personnelle, non d'une technologie qui l'asservisse et le programme." C'est cette réflexion qui l'amena à écrire cette phrase, véritable défi à la pensée dominante: "Entre des hommes libres, des rapports sociaux productifs vont à l'allure d'une bicyclette, et pas plus vite.». (source)
mercredi 5 septembre 2007
La fabrique à souvenirs
"Ils veulent vélorutionner vos transports"
"La vélorution contre la pollution"
lundi 27 août 2007
Une date à retenir

Plus d'une centaine de cyclistes sont attendus. A chaque anniversaire, c'est l'occasion d'évoluer au travers d'un long peloton et d'entrevoir ce à quoi pourrait ressembler nos rues avec toujours plus de cyclistes. Ceci est une invitation à rejoindre la plus grande coincidence de cyclistes urbains sans organisateurs. Pour plus d'infos, faites un tour sur le forum.
vendredi 10 août 2007
Jours de Fête
Bonnes vacances

Lien pratique : warmshowers.org est une passerelle web donnant accès à une liste d'internautes offrant l'hospitalité aux cyclotouristes. C'est l'hôte qui détermine l'étendue de son hospitalité : du simple espace pour monter une tente aux repas et de la douche chaude à un lit douillet.
dimanche 24 juin 2007
La fête du vélo vue d'en haut
7h25 : le réveil sonne toujours, j'ai enfin la force de me lever. J'ai encore quelques séquelles de ma bringue du samedi soir. Ensuite, café, douche, je vous passe les détails...
7h45 : en selle sur mon tallbike ! (La veille, j'ai pris le temps d'y aposer quelques autocollants à l'effigie de la Vélorution, histoire de faire un peu de propagande...)
Je dois traverser Angers puis Trélazé avant de rejoindre la levée de la Loire réservée aux cyclistes de 08h à 18h. J'appréhende un peu de devoir traverser la ville perché sur cet engin. J'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de l'essayer au coin de la rue mais c'est la première fois que j'entame un tel périple avec. Finalement, la traversée d'Angers se déroulera sans encombres, le trafic à cette heure de la journée étant presque nul et il m'aura suffit d'anticiper de loin, plus loin qu'à l'habitude, le passage des feux tricolores, pour que je n'ai pas à m'arrêter ou à griller le feu. Car bien évidemment, la conduite d'un tallbike a cette particularité, celle de compliquer quelque peu les arrêts...
8h20 : ça y est ! J'y suis ! La levée de la Loire rien que pour nous les cyclistes ! Eh hop, je me fond dans la masse. Ah zut, non, pas du tout en fait. On m'a remarqué du haut de mon engin. Les questions, souvent ironiques, fusent dans tous les sens :- "Y fait beau là haut ?"
- " Y'a un peu de vent mais la vue imprenable sur la Loire, ça compense..."
- "C'est toi qui l'a fabriqué ?"
- "Oui, avec mes potes du gang Rayons d'Action ..."
- " Vous l'avez breveté ?"
- "Heu, je pense qu'il est un peu tard, on est pas les premiers. (le giraffe lamplighter date de 1898)
- "Et comment tu fais pour descendre ? Et comment tu fais pour monter ?"
- "bah comme ça! (démo)"
...


Petite halte à la Ménitré, au port Saint Maur. Un cadre de carte postale. On peut y apercevoir une toue, bateau de Loire traditionnel. Diverses associations ont monté leurs stands. J'y rencontre Xavier, coursier à vélo sur Angers, qui viens faire la promo de sa nouvelle petite entreprise La cyclopostale.

11h00 : direction Le Thoureil. Nouvelle buvette, nouvelle halte. Je me suis arrêté à toutes celles qui se trouvaient sur mon chemin. Je vous vois venir mais c'est pas (que) pour ça ! Ces buvettes sont tenues par des comités des fêtes et autres assos de village. Sans leur contribution, cette journée ne serait pas. J'apporte donc modestement mon soutien en me goinfrant de gateaux maisons. Mais cette buvette, celle-ci précisemment, est incontournable. Elle est tenue par des membres de la société de boule de fort de Bessé, nommée "le casino" par les intimes. L'ambiance est cette année assurée par un groupe de musique country, ça dépote ! Et plus ça dépote et plus les gens s'arrêtent. Et plus les gens s'arrêtent et plus on fait des rencontres !

16h30 : quoi, 16h30 ! Ah oui, quand même ! Bon bah ciao les bikers, à l'année prochaine !
17h30 : J'aperçois une voiture calcinée à la Daguenière. Tout un symbole. La voiture est morte (tout au moins en ville) et cette vélorution tant nécessaire gagne peu à peu les esprits. Pourtant, dans les faits, les changements significatifs se font attendre. Tout le monde s'accorde à dire que c'est l'avenir, seuls pour quelques uns d'entre tous, c'est déjà le présent...
18h00 : J'arrive à Angers. Le trafic du dimanche soir m'attend. Aprés plus de 60 kms à tallbike, j'ai gagné en aisance. Je ne résiste pas à l'envie de m'engouffrer à travers les rangées de bagnoles et à tenir la dragée haute aux automobiles et tout particuliérement aux 4x4 ! Yeah ! De haut de ma selle, la vie est plus belle...
jeudi 21 juin 2007
On m'a piqué mon vélo !
Les statistiques sont formelles. La Fubicy confirme "qu'un cycliste sur deux s'est déja fait volé son vélo. En France, une enquête de l'IFRESI- CNRS a montré que 20 à 25% des cyclistes renoncent à racheter un vélo après un vol, et la majorité des autres se contente d'acheter un vélo d'occasion, bon marché, d'autant plus que le marché de l'occasion est alimenté en partie... par le vol. Cette enquête estime à plus de 400 000 le nombre de vélos volés chaque année en France (données de 1999 à 2001)."jeudi 14 juin 2007
Velo & rythme samba
Voici une impro du collectif lillois BLNK. Le rythme est encore destructuré mais on sent qu'il ne manque pas grand chose. Continuez, ça viens !
mercredi 23 mai 2007
Aïe ! J'ai un vélo dans l'oeil...
a- Il vous connaît. Cette rencontre impromptue pourra indifféremment être plaisante ou fâcheuse, selon l'identité du promeneur et votre propre humeur.
b- Il ne vous connaît pas, mais quelque chose dans votre mise ou dans votre comportement lui apparaît comme digne d'attention et peut-être propice à moquerie. Classiquement, vous avez glissé sur la dernière marche de l'escalier et vous vous êtes étendu de tout votre long dans le hall de la gare, surpeuplé en cette heure de pointe.
c- Il ne vous connaît pas et, comme précédemment, quelque chose le surprend, mais cette fois ci de manière positive ou tout du moins ambiguë.
Pour provoquer une réaction de ce dernier type il est possible de faire étalage d'un signe extérieur d'opulence en affichant des atours dont le bon goût aura été préalablement consacré par un aréopage autorisé : L'important n'est pas que vous considériez Porsche comme le meilleur constructeur automobile du monde, mais bien que ceux qui vous voient au volant d'un tel bolide le pensent. Vous, après tout, n'en savez rien. Vous souhaitez juste que votre aisance matérielle vienne conforter votre ego en vous offrant une image valorisante.
Mais il est une autre méthode, à tout le moins plus humble mais pas moins efficace et que beaucoup pratiquent : la créativité.
Dans un flot de vélos toujours plus perfectionnés et onéreux mais surtout toujours plus conformes, les vieux clous qui furent un temps rouillés détonnent et ne passent que rarement inaperçus, pour peu qu'on les arrange un minimum.
C'est probablement ce qu'a dû se dire le propriétaire de ce véritable clown roulant, dont les couleurs ont au moins le mérite de rafraîchir la grisaille urbaine qui fait notre quotidien.
dimanche 20 mai 2007
Logos vélo

Téléchargez gratuitement ces logos sur Dafont.com ici.
vendredi 18 mai 2007
Le lièvre et la tortue
Du haut de son vélo, il est toujours insolite d'assister aux mini-courses urbaines que se livrent les automobilistes sur les boulevards. Départ en fanfare dés que le feu passe au vert, positionnement stratégique sur la double-voie, parfois à droite, parfois à gauche, accélération, freinage, changement de vitesse, dernière accélération, petit coup d'oeil dans le rétroviseur avant de se rabattre, freinage : gagné, premier au feu ! Vous avez effectué cinquante mêtres avec départ à l'arrêt en moins de 12 secondes. You are a winner. Nouveau feu rouge d'une durée de 16 secondes, merci de bien vouloir patienter...En général, c'est à ce moment là que le cycliste que vous aviez gazé au dernier feu se pointe à nouveau, et se positionne juste devant vous sur la "ligne d'arrivée". Cela fait irrémédiablement penser au conte du lièvre et de la tortue. Et si cette fable était poussée à son paroxysme ? Les cyclistes strasbourgeois pourront bientôt tourner à droite quand le feu est rouge. Terrain d'expérimentation, cette mesure pourrait être généralisée sur tout le territoire.
Les cyclistes strasbourgeois pourront bientôt tourner à droite quand le feu est rouge.
Source : site de la ville de Strasbourg
Le Maire de Strasbourg et le Président de la Communauté urbaine se réjouissent que les 100 000 cyclistes de l'agglomération soient bientôt admis à tourner à droite aux feux rouges sans commettre d’infraction tout en respectant la priorité accordée aux piétons. Strasbourg, avec ses 480 kilomètres de pistes, demeure la 1ère Ville cyclable de France et semble plus que jamais déterminée à faire ce qu'il faut pour le rester.
Dominique Perben, Ministre des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer vient de proposer d’expérimenter à Strasbourg, le « Tourne à droite » pour les cyclistes quand le feu est au rouge.
En effet, sous certaines conditions, les cyclistes arrêtés à un feu rouge pourront poursuivre leur chemin à droite et continuer sur cette voie.
Ce nouvel aménagement facilitera leurs déplacements grâce à un gain de temps certain. Ainsi, le cycliste sera favorisé par rapport à l’automobiliste.
Cette possibilité de « Tourne à droite », qui existe à l’étranger et notamment en Belgique est réclamée en France par les cyclistes et leurs associations représentatives. Strasbourg, capitale de l’Europe, est aussi un territoire d’expérimentation des mesures adoptées chez nos voisins européens et participe ainsi à l’harmonisation des règles de circulation.
Hubert Peigné, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo devrait se rendre très prochainement à Strasbourg pour étudier la faisabilité de l’expérience « Tourne à droite » sur le territoire de la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg.
Des expériences bien plus surprenantes ont lieu dans d'autres pays de l'Union européenne. Comme aux Pays-Bas, où il existe désormais des villes sans panneaux. L'absence de signalisation et d'indications de priorités responsabiliserait ainsi les usagers sur le partage de l'espace public et sur la nécessité de cohabiter de façon civique. Plus d'infos ici.
jeudi 17 mai 2007
Entretien et réparation
* Un atelier bricolage à lieu à L'Etincelle chaque quatrième dimanche du mois, à partir de 15h. (Faites un tour sur le programme de cette association pour vous assurer que celui-ci aura bien lieu...)

* Dans le cadre du festival "un dimanche de fête à la campagne" organisé par l'association Paradigmes, Nico vous propose ses services pour remettre votre vélo en état. C'est le 27 mai, à partir de 10h à la Ferme de Paula - Suie - 49640 Daumeray.
* Place au vélo, l'asso Fubicy locale, organise de temps à autre un atelier brico-vélo. Le prochain en date aura lieu le samedi 09 juin en haut des Halles.

mardi 15 mai 2007
Groupement d'achat pour cycliste éclairé
Fini donc l'éclairage gourmand en piles qui vous lâche au milieu de la nuit, terminé le frottement de la dynamo qui rend les montées pénibles, fini le faux contact du cable électrique ou de l'ampoule qui grille au moindre choc.
Les lampes Iflash utilisent l’induction électromagnétique par le biais d'aimants néodynium. Chaque kit est composé d'une lampe avant et arrière ainsi que de quatres aimants. Fixées derriére les écrous de vos roues, ces lampes sont à l'abri des voleurs peu scrupuleux, à moins bien sûr qu'ils se décident à faucher votre vélo...Ce second achat groupé a permis à chacun de se procurer un kit à moindre coût (25e au lieu de 36e pour un achat individuel) sans oublier les cyclistes n'ayant pas accés à internet.
Petite précision à apporter : ce produit n'est pas homologué en France. Il ne peut pas encore se substituer aux éclairages imposés par la loi. Gageons que ceci évoluera rapidement, la vélorution est en marche et il va bien falloir que les législateurs changent de braquet s'ils veulent éviter que les cyclistes urbains que nous sommes ne s'organisent en assemblée constituante !
PS : une coïncidence nocturne aura lieu à Angers au mois de Juillet, tenez-vous au courant, ça va scintiller.
mardi 24 avril 2007
Ghetto cyclable
Puis un jour, des élus locaux, à grand renfort de consultants en voirie et urbanisme, définirent une politique cyclable d'envergure devant faciliter le trajet du cycliste et pacifier la ville au passage. Après d'interminables études et recherches, le projet fut lancé, achevé et finalement, trois coups de peinture plus tard, inauguré en grandes pompes.
Mais quel ne fut pas leur désarroi quand le cycliste fut venu. Il s'avéra que celui-ci persistait à rouler sur la chaussée avec les automobilistes malgré les récurrents coups de klaxons de ces derniers qui du coup ne supportèrent plus sa présence.
Les élus, agacés, lui demandèrent :
-"Vous vous méprenez, messieurs, je ne m'y sens pas en sécurité. Avant, mon trajet empruntait, fort logiquement, une ligne droite. S'il est généralement sécurisant d'être à l'écart du trafic, ici tel n'est pas le cas. A trois reprises, je dois marquer un arrêt et laisser la priorité aux automobilistes. Trois intersections, autant d'occasions de collision en cas d'inattention, de ma part ou de celle d'un automobiliste, alors qu'avant jamais nos chemins ne se croisaient ! J'ajouterai de surcroît que si j'utilise le vélo en ville c'est que celui-ci constitue un moyen de transport rapide, or vos aménagements me soumettent au trafic automobile et m'imposent un parcours qui me fait perdre beaucoup de temps."
Les élus ne surent que dire. Eux qui avaient investi tant de centimes d'euros dans cet ouvrage sans jamais rechigner sur les efforts des employés municipaux avaient pourtant oublié un détail essentiel, pourtant dans l'air du temps : procéder à une concertation, consulter le principal intéressé...
samedi 21 avril 2007
Un vélo lévitant
Rien de plus à dire à propos de ce superbe bicloune de course taillé pour les virées sauvages sur bitume urbain.
Laissez votre égo au garage
Il ne suffira certes pas de rouler à bicyclette pour sauver notre civilisation, mais si nous souhaitons la voir survivre, nous opterons forcément, dans nos déplacements les plus quotidiens, pour la petite reine... D'ailleurs nous sommes de plus en plus à l'admettre. Regardons autour de nous, à Angers les rues se remplissent peu à peu de bicyclettes, et pas seulement le dimanche. La vélorution est en marche, pas de doute, mais le rythme peut encore s'accélérer.
Faire connaître ce livre (qui doit être dispo dans certaines bibliothèques j'espère parce qu'il coûte 14 euros, quand même) ne saurait freiner le mouvement.
Pour ceux que la lecture ne passionne pas, il est possible d'écouter l'auteur exposer la teneur de son ouvrage lorsqu'il y était invité par Daniel Mermet dans l'émission Là-bas si j'y suis. Ca se passe ici.
lundi 16 avril 2007
Un zèbre dans la ville
Qu'il s'agisse en plus d'un vélo pliant ajoute au charme et à l'utilité de la bête, qui constitue de la sorte un compagnon de voyage transposable facilement d'un cadre urbain à un autre... La SNCF peut faire des progrès pour faciliter l'intermodalité, spécialement sur les grandes lignes. M'enfin, les infos pratiques pour partir au bord de la mer, en train avec son vélo sous le bras se trouvent par là.
vendredi 13 avril 2007
Cyclisme de masse ?
Un tel spectacle ne se verra probablement pas sur Angers avant longtemps, même si ce ne sont pas les cyclistes qui manquent, mais rien n'empêche de rêver...
Sympa, non ? Ce fond sonore vous plaît ? Téléchargez le podcast "song in the key of bike" (43min/30,6mo) regroupant une selection musicale éclectique inspirée par la bicyclette.
Du nouveau ! 50000 cyclistes réunis le 22 avril 2007 à Budapest...
Quel avenir pour nos enfants ?
Mais le meilleur n'est pas là. Parmi les retombées de son implication, cet organe se targue d'avoir fait oeuvre utile pour l'éducation de ses chères têtes blondes.
Voici ce que l'on trouve sur le site de la ville d'Angers :

Trop gros pour être faux. Vous ne me croyez pas ? Allez voir ici ou encore là.
Dans un autre parc à enfants, situé le long du boulevard Lattre de Tassigny, nos chères têtes blondes gouteront à l'aventure. Ce 4x4 tout terrain, paré d'animaux exotiques, invite les générations futures à parcourir la brousse tiers-mondiste dans le cadre d'un safari organisé...

C'est sûr, les déplacements doux ont de beaux jours devant eux, à moins que ce ne soient les marchands de camions, je ne sais plus. Enfin, on ne va pas trop se plaindre, ce n'est pas comme si notre ville était activement impliquée en faveur du "développement durable"...
lundi 9 avril 2007
dimanche 8 avril 2007
Vélorution 07/04/007
J’aime bien ce concept de masse critique.
D’infimes éléments s’ajoutent doucement, lentement, petit à petit... Et puis un jour tout bascule et c’est irreversible. Le hasard ou le destin a désigné l’élu, un élément que rien ne distingue des précédents si ce n’est que c’est lui qui va assumer la responsabilité du changement d’état, comme ça, sans même s’en rendre compte.
Un peu comme ces expériences que l’on faisait gamin en cours de chimie, goutte à goutte, jusqu’à que le liquide passe du violet à l’incolore (ou le contraire, mes souvenirs sont volatiles).
Citadin automobiliste ou mieux piéton, peut-être avez-vous été comme moi un jour le témoin du passage d’un joyeux cortège bigaré de cyclistes ? Où je vis c’est chaque premier samedi du mois en fin de journée qu’ils envahissent la ville pour une promenade à travers la cité.
Deux roues, trotinettes, rollers, n’importe quoi qui roule à l’huile de genou. Ils sont parfois déguisés, leurs montures décorées, le sourire aux lèvres. Vous ne pouvez vous empêcher de vous arrêter pour les regarder passer. Alors ils vous interpelent gentiment : "Rejoignez-nous avec votre vélo !" disent-ils simplement en choeur.
Derrière il y a cette idée de s’approprier autrement l’espace urbain, de lutter contre la polution, etc. Mais le "message", si message il y a, serait donc avant tout une invitation à participer. L’idée c’est donc de passer un bon moment ensemble en bougeant un peu son corps par la même occasion. Difficile de résister non ?
Bien entendu si le nombre devient conséquent cela commencera à faire sens (d’où le nom Critical Mass).
L’irruption de Critical Mass dans le monde des transports me fait inévitablement penser à celui des logiciels libres dans le monde tranquille des logiciels.
Pas de chef. Pas de course, donc pas de classement. Une utilisation d’internet pour s’informer et s’organiser. Un adversaire désigné (la voiture, ou tout du moins son omnipotence). Une irritation de ceux qui sont de l’autre côté de la barrière (manifestée ici par d’aussi récurrents que ridicules coups de klaxons). Un simple dénominateur commun : le vélo. Une destination moins importante que le chemin qui y mène. De l’art de faire du politique sans avoir l’air d’y toucher. Une ambiance festive. Un chien dans un jeu de quilles. Une irréverence pour les codes en vigueur qui apparaissent du même coup pas si naturels que ça. Une belle occasion de faire des rencontres en toute décontraction. Une alternative. Une forte capacité de séduction. Pas de clivage politique, l’acceptation de tous peu importe leurs origines et leurs contradictions, pas la moindre notion d’argent apparente. L’idée que c’est possible si un seuil est atteint. Des manifestations modestes mais planétaires. Une incitation à être vous aussi des leurs la prochaine fois...
Le prochain premier samedi du mois, c’est décidé, j’enfourche ma bicyclette, avec ou sans Paulette...

L'homme au vélo
Eh bien oui, un homme en vélo, ça trotte, ça trotte.
Pire quand il a son propre vélo dans sa tête... il passe dans la vie, tous les jours, devant les gens, chaque seconde, il passe... un murmure à peine se remarque... une couleur, un geste, une douleur...
Rond comme le mouvement oscillant sur lequel s'appuient ses deux jambes pour l'emmener se promener. De temps à autre, lève la tête... de temps en temps, salue de sa présence.
Il tourne, inconsciemment, consciemment, sciemment... Il tourne.
Echapper à son quotidien ou le remplir. Une question après l'autre... Une réponse sans l'autre.
La rencontre au moment du choc l'émeut l'instant où justement il cherche à oublier, s'oublier.
Et pourquoi donc ?
Bingo le crash...
Les pompiers, le SAMU, la santé... tout cela ; beaucoup de monde pour un tout petit monde.
L'effroi le gagne alors que l'effet cherche à le rassurer. Mais que faire, quand de sa vie solitaire, amène et recherchée, certes, il faut se devoir d'accepter pour son bien l'autre, celui tant rejeté.
Et cette personne se mord les doigts...
"Mon Dieu qu'aie je fait ?"
Un manque d'attention ; l'inattention qui apprend l'attention par la tension du moment.
Etrange sensation, étrange sentiment ...
Et là, on se dit : "S'il y avait le rêve, il y a le rappel d'une vie !"
Certes douloureuse peut être... qui se veut, douceureuse, certes !
Mais il y a ce rappel, cette angoisse qui frappe... une douleur de vivre, de plus... le choc de deux mondes.
Vivre, oui, et comment ?
A fond ?!
Au fond ?!.
La vie est-elle, un vélo, elle aussi ? A-t-elle son propre vélo ?
Ainsi deux personnes l'apprennent... et d'autres ?
Chacun sa roue, chacun son vélo.
Auteur : Esteban Hache [source de l'oeuvre] Licence Art Libre.
samedi 7 avril 2007
Surprenants véhicules...
vendredi 6 avril 2007
La Cyclopostale - inauguration
Un tel service ne saurait nuire à l'image des entreprises angevines qui s'assureront ainsi d'un procédé d'acheminement économique et écologique.
Beaucoup d'amis - essentiellement cyclistes - s'étaient réunis pour inaugurer le Q.G. de la Cyclopostale, au 56 de la rue Bressigny. C'est dans la convivialité que tout le monde a pu souhaiter bonne chance à Eric, Xavier et leur toute jeune initiative. Personne ne doute que cette jeune société saura se pérenniser... Si cela ne tenait qu'au capital sympathie, ce serait déjà gagné. De toute façon, le besoin est bien là - qui pourrait prétendre que les coursiers automobiles constituent une solution d'avenir en un centre ville congestionné et bientôt piétonnisé ?Allez, bonne route les gars...


dimanche 1 avril 2007
Specialized : ciné-vélo








